Frais de prélèvement : comparatif

A quoi correspondent les frais de prélèvements ? Prélèvement bancaire et prélèvement SEPA, quelle différence ? Quels sont les obligations des banques ? Kiwi vous explique !
Accueil » Banque en ligne » Frais bancaires & Guide » Frais de prélèvement : comparatif

Rappel sur les Frais de prélèvement

Cette méthode est pratiquée par tous : le prélèvement automatique. En effet, c’est le plus facile pour régler des factures ou des opérations récurrentes sur votre compte. Une fois que vous autorisez un prélèvement, vous n’avez plus besoin d’intervenir, ce qui simplifie votre gestion financière. Mais les frais de prélèvements ne sont pas les mêmes d’un établissement à un autre. En voici un comparatif.

À quoi correspondent les frais de prélèvements ?

Prélèvement bancaire et prélèvement SEPA

Le prélèvement bancaire est un moyen de paiement appliqué habituellement par les clients des banques, notamment pour payer des factures récurrentes. Ce mode de paiement est plus facile et plus utile que d’envoyer des chèques. Cela sert aussi bien à payer les factures d’eau, d’électricité, les impôts, etc. Certains créanciers imposent même le prélèvement comme seul moyen de paiement, c’est maintenant le cas de la plupart des opérateurs de téléphonie mobile.

Pour organiser un prélèvement, il faut que vous signiez un mandat de prélèvement (appelé aussi une « autorisation de prélèvement ») à son créancier. Ce mandat doit comporter :

  • Le type de prélèvement (premier, unique, récurrent, dernier) ;
  • Le nom du bénéficiaire ;
  • Le numéro de compte IBAN du bénéficiaire ;
  • Le nom du payeur ;
  • Le numéro de compte IBAN du payeur ;
  • La référence unique du mandat ;
  • Le montant du prélèvement ;
  • L’identifiant du bénéficiaire ;
  • Un libellé, éventuellement.

Le mandat est gardé et géré par le fournisseur du service. Il va lui permettre de valider l’opération auprès de la banque. Pour un premier prélèvement, un prélèvement unique ou un prélèvement ponctuel, l’ordre doit lui arriver 5 jours ouvrés au moins avant la date prévue du débit, ce délai étant de 2 jours pour les prélèvements SEPA réguliers d’après.

Le prélèvement SEPA permet également de régler des dépenses ponctuelles ou régulières auprès d’un créancier. Cela permet d’effectuer des paiements en euros de manière ajustés entre deux comptes ouverts dans des banques de l’espace SEPA.

L’espace SEPA comprends les 28 pays membre de l’Union européenne, les 4 États membres de l’AELE (Association européenne de libre-échange) : l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, la Principauté de Monaco, la République de Saint-Marin.

Les prélèvements SEPA étaient des prélèvements à l’époque où il y avait des frais à la mise en route (au 1er prélèvement) et à chaque opération. Depuis 2014, les établissements bancaires ne font plus payer ses frais ensemble. Maintenant, vous pouvez payer à la mise en route d’un mandat, mais plus à chaque prélèvement.

Les frais de prélèvements correspondent donc à des frais de mise en place d’un mandat de prélèvement SEPA ou à des frais de rejet de prélèvement SEPA. Ce dernier implique que votre compte n’est pas assez approvisionné pour être prélevé du montant de votre créancier.

Loi et obligation des banques

Depuis le 31 juillet 2019, une directive européenne a mis en place un document d’information tarifaire en remplacement de l’EST (extrait standard tarifaire). Ce document impose aux banques de mentionner 12 services bancaires les plus représentatifs, y compris les frais de prélèvements. Vous pouvez dorénavant, comparer facilement ces frais avec d’autres établissements bancaires. Cela vous permet également de ne pas confondre avec les commissions d’interventions, qui sont d’autres frais inscrits dans le DIT.

Votre banque est autorisée à vous prélever des frais bancaires de rejet lorsque votre compte est en dessous de votre découvert autorisé et que vous avez un prélèvement de prévu.

Vous devez être informé des frais bancaires que vous impose votre banque grâce notamment au DIT, mais aussi à la convention de compte de votre établissement bancaire.

Comparatif des frais de prélèvements

Tableau comparatif

En règle générale, la mise en place d’un mandat n’est plus facturée. Son coût d’exécution est également devenu gratuit, mais ce sont les frais lors de compte non approvisionné qui peut être coûteux. À cela, les banques rajoutent souvent des frais de découverts. Soyez vigilant.

Voici un tableau qui compare les frais de prélèvement du top 10 des banques au 1er octobre 2019 :

Banque en ligneMise en place et frais d’exécutionFrais de rejet de prélèvement
Boursorama BanqueGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 20 €
INGGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 20 €
FortuneoGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 20 €
BforbankGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 20 €
Orange BankGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 20 €
Hello BankGratuit20 € (Pour les seuls prélèvements rejetés d’un montant > 20 €)
MacifGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 19 € (Tarif avec commission d’intervention réintégrée)
Axa banqueGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 20 €
Crédit coopératifGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 16 € (Tarif avec commission d’intervention réintégrée)
MonabanqGratuitMontant du prélèvement rejeté dans la limite de 20 €

Frais de prélèvement Banque en ligne vs banque traditionnelle

Les banques traditionnelles sont aujourd’hui beaucoup plus onéreuses que les banques en ligne. Les clients se tournent de plus en plus vers celles-ci. En effet, les tarifs des banques traditionnelles ne sont pas compris. Les banques en ligne justifient des tarifs et des frais aussi bas. Mais attention, à les consulter scrupuleusement.

Les banques en ligne perçoivent elles aussi des frais bancaires comme les frais de rejet de prélèvement, même si finalement, leurs tarifs sont moins élevés que les banques traditionnelles.

Comment réduire ses frais de prélèvements ?

Une banque vous permet de garder vos argents grâce à ses services et ses diverses prestations. Mais il arrive qu’un client soit en difficulté financières et que cela lui produise des frais bancaires importants. Si c’est votre cas, il existe des solutions. Cela ne vous fera pas forcément gagner plus d’argents, mais avec ces 10 conseils vous pourrez considérablement réduire le montant des frais de prélèvements :

  1. Consultez le plus souvent vos comptes. Il est nécessaire d’organiser votre budget à la semaine hebdomadaire ou mensuel. Grâce à ce planning que vous pouvez vous instaurer une fois par semaine, vous pouvez réussir à garder votre compte dans le positif. Votre banque pourra vous faire confiance davantage, et vous accordez plus de droits si besoin.
  2. Si gérer vos comptes vous semble compliqué, vous pouvez demander à votre banque une carte bancaire « sans dépassements », c’est-à-dire une carte à autorisation systématique. C’est en effet, un sacré avantage, lorsque vous voulez faire un paiement ou un retrait avec cette carte, elle questionne votre banque sur le solde de votre compte. Elle vous permet donc d’éviter un dépassement sur votre compte. Méfiez-vous tout de même, certaines opérations sont prélevées les jours suivants et cela pourrait créer un découvert.
  3. Si vous n’êtes pas certain de votre solde sur votre compte, évitez de payer en chèques. En effet, il est souvent tentant de le faire, mais un rejet de chèque amène à des frais très importants. Souvenez-vous-en.
  4. Peu de clients le font, mais il faut que vous consultiez souvent la brochure tarifaire de votre banque. Plus précisément, le document d’information tarifaire, qui est obligatoire depuis le 31 juillet 2019. Sa lecture reste assez fluide et examiner les révisions tarifaires vous permettra de connaître les éventuels frais et de ne pas être surpris par les tarifs de votre banque.
  5. Il est inutile d’adhérer à des offres ou des prestations qui ne vous sont pas utiles. Vous pouvez être tenté de prendre un service avantageux. Mais payer des options qui ne vous servent à rien, ne vous permettra pas de gagner de l’argent.
  6. La loi de réforme bancaire de juillet 2013 a établis pour les établissements bancaires, une obligation légale de suggérer la gamme de paiement alternatif (GPA). Effectivement, si vos revenus sont assez bas, vous pouvez bénéficier de cette formule préférentielle et plus accessible.
  7. Depuis le 1er octobre 2014, une offre spécifique clients en situation de fragilité financière vient enrichir la réforme de la gamme de paiement alternatif. Si vous avez beaucoup trop de frais d’incidents de paiement ou des irrégularités sur votre compte, la banque est obligée de vous le proposer. Les clients avec des dossiers de surendettements peuvent aussi y avoir recours.
  8. Grâce à la mise en place du document d’informations tarifaires, vous pouvez maintenant faire jouer la concurrence entre les banques. Comparez les différents tarifs pour négocier auprès de votre établissement bancaire. De plus, la mobilité bancaire simplifie dorénavant les changements de banques.
  9. Surveillez bien les frais qui vous sont prélevés. Certains peuvent être abusifs, d’autres injustifiés. Vous pouvez très bien les contester. Au départ auprès de votre conseiller, puis avec l’envoie d’une lettre en recommandée. Vous pouvez également faire appel à un médiateur.
  10. Si malgré tous ces conseils et vos efforts, vous ne sortez pas du rouge et que votre banque ne vous aide pas et clôture votre compte, engagez une procédure de droit au compte.
Dernières nouvelles sur les banques
Infos, rumeurs, nouvelles et comparatifs
Kiwi Banque
Enable registration in settings - general