Crédit immobilier : vers un renforcement des conditions d’emprunt

Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) s’est réuni en décembre pour examiner les crédits immobiliers. Ils recommandent alors aux banques de durcir les modalités pour obtenir un prêt. En effet, depuis 2017, de nombreux crédits immobiliers ont été accordés. Grâce à un taux d’intérêt historiquement bas, de plus en plus de Français accèdent à la propriété. Les autorités demandent donc, de contrôler le marché immobilier.

Moins de compromis en fin d’année

Une année record

Depuis 2 ans, les crédits immobiliers ne cessent d’augmenter. Alors qu’en 2017, la France enregistrait 968 000 transactions, en 2019, c’est plus d’un million de crédits qui ont été accordés. En effet, les taux d’intérêts sont très faibles et permettent d’emprunter des mensualités plus basses. Les Français se hâtent donc d’accéder à la propriété, de peur que les taux remontent. Aujourd’hui, les taux moyens hors assurances sont de 1,15 % sur 15 ans, 1,30 % sur 20 ans et 1,53 % sur 25 ans. Cela varie par rapport au dossier du client et de sa banque.

De légères hausses de taux

En cette fin d’année, les banques augmentent alors leurs taux pour réduire l’arrivée de nouveaux dossiers. Cela leur permet en plus de rétablir leurs marges.
En effet, les établissements bancaires ont récupéré beaucoup de clients, mais avec de faibles taux, ne se constituent pas d’énorme revenus. C’est ainsi que des hausses de frais de dossier sont également mises en place au mois de décembre. Cette mécanique se retrouve chaque année, c’est pour cela qu’il est préférable dans certaines banques, d’attendre la nouvelle année, pour emprunter.

À l’image du renforcement en 2020 ?

Pour réduire l’affluence de nouveaux clients, les banques ont plusieurs solutions. En plus d’une augmentation des taux d’intérêt, elles se révèlent plus intransigeantes sur le dossier des futurs clients qui demandent un crédit.

C’est ainsi que certains emprunteurs se sont vu refuser un crédit immobilier alors que leurs revenus étaient entre 25 000 € et 48 000 € par an. Deux raisons à cela : suivant le montant demandé, le client dépassait le seuil d’endettement ou alors il n’avait peu ou pas du tout d’apport personnel. Les banques exigent donc, effectivement, de nouvelles conditions, qui vont s’étendre en 2020.

Les conditions d’emprunt modifiées

Le seuil d’endettement revu à la baisse

Le HCSF demande aux banques d’éviter alors d’accepter des crédits immobiliers à tous ses clients. Après leur réunion, présidée par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, il leur recommande de rétablir des modalités plus classiques afin d’équilibrer l’économie du marché immobilier. Pour cela, les banques devront de nouveau calculer pour ne pas excéder un taux de seuil d’endettement de 33 %. En effet, depuis quelque temps, elles accordaient des prêts jusqu’à 35 %. Un risque pour le client, mais aussi pour les banques. Un taux d’effort raisonnable d’une moyenne de 30 % par ménage est demandé.

La durée du crédit moins importante

Le HCSF suggère aussi de plafonner la durée des crédits à 25 ans. Pour proposer des mensualités toujours plus basses, les banques ont commercialisé des crédits immobiliers d’une durée supérieure à 25 ans. Cette année encore, 40 % des prêts accordés vont au-delà de cette durée. Les taux d’intérêts sont pourtant beaucoup plus bas en empruntant moins d’année, mais cela n’a pas freiné les Français. Même si emprunter sur 25 ans est beaucoup plus abordable, la stabilité financière dépend de la durée du crédit. Les banques devront alors faire l’effort de respecter ce délai.

Emprunter avec un apport

Les banques veulent être également plus vigilantes au profil des futurs emprunteurs. L’accord de financement devrait passer alors avec un bon niveau d’épargne. Grâce à un bon apport personnel, les banques devraient accepter la demande de crédit immobilier. Elles devraient se montrer plus sélectives à l’avenir. 10 % d’apport minimum suffira pour voir son prêt accepté. Cela reste une épargne de précaution pour faire face aux imprévus. D’ailleurs, dans certaines banques, si vous disposez de 20 % d’apport, vous pouvez bénéficier d’un taux plus bas.

La protection des emprunteurs

Les garanties du crédit immobilier

La majorité des emprunteurs ont une protection telle que la caution, l’hypothèque ou la garantie. Cela permet de réduire les risques en cas de non-paiement d’un emprunteur. C’est ainsi, que le client et les banques sont sécurisés grâce notamment à l’engagement quasi-automatique d’une assurance-emprunteur couvrant le décès, l’incapacité temporaire de travail et l’invalidité. Le système des crédits immobiliers est donc peu risqué avec les garanties et les taux fixes. Le durcissement des conditions d’emprunt permettra juste de freiner un peu l’euphorie de l’accession au crédit immobilier.

Pratiquer des crédits responsables

Les banques assurent donc qu’elles vont tout mettre en œuvre pour protéger les Français, mais aussi leurs institutions elles-mêmes. Les risques d’un surendettement à cause d’un crédit immobilier ne doivent plus avoir lieu. Elles seront vigilantes pour accorder des crédits « responsables ». Ce qui permettra à de nombreux Français de pouvoir continuer à accéder à la propriété tout en ayant des remboursements raisonnables.

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